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Le consommateur veut savoir ce qu’il
mange©
Dans la mesure où la détection était possible,
aucun des produits belges à base de maïs et/ou de
soja que nous avons testés ne contenait d’organismes
génétiquement modifiés (ogm). Mais, même
lorsqu’il n’y a pas de traces d’ogm, le consommateur
veut savoir avec quels ingrédients son alimentation est
préparée.
Les avantages et surtout désavantages po-tentiels des organismes
génétique-ment mo-difiés ou transgéniques
(ogm) ont déjà fait couler beaucoup d’encre
et le dernier mot est encore loin d’être écrit.
En simplifiant la définition, le terme ogm désigne
les organismes vivants de nature végétale ou animale
que l’on adapte de ma-nière à leur procurer
artificiellement une certaine propriété. Les applications
possi-bles sont quasi illimitées mais, jusqu’à
présent, les plus importantes sur le plan économique
– et les plus controversées – concernent le
secteur alimentaire.
Les éventuels inconvénients et dangers des ogm soulèvent
surtout une vive inquiétude au sein de la population européenne.
C’est pourquoi la Commission européenne, après
les premières autorisations de 1990, s’est dérobée
pour les étapes ultérieures dans l’attente
d’une meilleure réglementation.
Les raisons de s’inquiéter…
Les plantes génétiquement modifiées pré-sentent-elles
des dangers ?
Il pourrait éventuellement être question de deux
sortes de risques :
– en matière de sécurité alimentaire
et, par conséquent pour la santé du consommateur,
par exemple par l’introduction involontaire de substances
toxiques et d’allergènes. Il est apparu, lors de
tests précédant la commer-cialisation, que certains
ogm donnaient lieu à des allergies, raison pour laquelle
ceux-ci n’ont finalement pas été mis sur le
marché;
– au niveau environnemental, par exemple par le possible
transfert vers des plantes sauvages de gènes étrangers
introduits dans les cultures. La biodiversité pourrait
être aussi menacée lorsque la résistance des
in-sectes se modifie suite à l’emploi d’ogm.
En outre, le secteur de l’agriculture biolo-gique est très
inquiet car il ne pourrait plus garantir une production ‘sans
ogm’.
Illustration : photo d’un magasin bio
Les produits biologiques doivent être sans ogm mais peut-on
vraiment le garantir quand des champs d’ogm se trouvent
dans les parages ?
Un autre grand problème concerne nombre de pays en voie
de développement où les ogm sont introduits à
grande échelle. Ces pays ne disposent pas d’une législation
adaptée ni de l’encadrement nécessaire pour
assurer le bon fonctionnement des applica-tions de la biotechnologie
moderne.
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