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D’importants intérêts
économiques
Une directive européenne de 1990 autorise la dissémination
dans l’environnement de 18 plantes transgéniques.
Mais, pour le moment, extrêmement peu d’ogm sont cultivés
à l’intérieur de l’UE. Seuls quelques
Etats membres produisent, de façon limitée, du maïs
transgénique à des fins commerciales. Dans plusieurs
pays, dont la Belgique, les plantes trans-géniques ne sont
autorisées que dans des champs d’expéri-mentation
strictement iso-lés.
Des 18 sortes autorisées, seules deux peu-vent être
utilisées dans l’alimentation hu-maine : le soja
Roundup Ready (de Mon-santo) résistant à l’herbicide
du même fabricant et le maïs Bt (de Novartis) qui produit
son propre insecticide.
Le maïs et le soja ne sont pas seulement utilisés,
en tant que matières premières, pour obtenir de
l’huile par pressurage. Ils sont également incorporés
dans un grand nombre d’aliments.
Le soja est présent, p. ex., dans de très nombreux
ingrédients secondaires, tels des émulsifiants,
des gélifiants et des fécules, qui sont ajoutés
dans les pâtisseries, les desserts lactés, la charcuterie
et les plats préparés.
Pour ce qui est du maïs, on le retrouve dans plus de 400
ingrédients et additifs des-tinés à l’alimentation
humaine : amidon, fleur de farine, sirop de glucose, gélifiant,
etc.
Le soja ainsi qu’une grande partie du maïs traité
en Europe sont importés, principa-lement des USA. Là,
les plantes transgéni-ques sont cultivées sur une
échelle de plus en plus grande.
L’Europe contre l’Oncle Sam
Depuis 1997, les ogm et les produits déri-vés d’ogm
relèvent d’une nouvelle législa-tion-cadre
européenne relative aux Nou-veaux Aliments, c.-à-d.
des aliments aux-quels quelque chose de nouveau a été
ajou-té. Toutefois, depuis 1998, sous la pres-sion de l’opinion
publique de certains pays de l’UE, il existe un moratoire
de fait : chaque nouvelle autorisation d’ogm dans l’UE
a été soumise à l’adoption d’une
meilleure législation en ce qui concerne la traçabilité
et l’étiquetage de ces ogm.
En 2001, l’UE a effectivement édicté une nouvelle
directive, entrée en vigueur le 17 octobre dernier. Celle-ci
prévoit, entre autres, une procédure d’approbation
étape par étape pour chaque nouvelle autorisa-tion.
Un dossier sur l’évaluation des ris-ques pour la
santé humaine et pour l’environnement est exigé
à chaque étape. Les systèmes d’étiquetage
et de traçabilité proposés restent cependant
au stade de pro-position.
La Commission européenne doit faire face en même
temps à une forte pression des Etats-Unis et de l’industrie
biotechnologi-que, qui l’exhortent à lever ce moratoire
et à ne pas céder aux demandes d’une régle-mentation
de plus en plus stricte.
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