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POURTANT, L’AGRICULTURE DU FUTUR EXISTE DÉJÀ ...
En matière d’alimentation, les consommateurs font de plus
en plus des choix actifs et une véritable révolution est
en train de se mettre en place.
Dans l’Union Européenne, la consommation de produits issus
de l’agriculture biologique croît de 25% chaque année
et les surfaces cultivées pourraient atteindre 30% en 2010 si
la tendance actuelle se maintient, et même 50% en 2020 . Au Danemark,
20% du lait produit est biologique. En Autriche, plus de 15% des fruits
et légumes mis en vente sont "bio" et en Suède,
même McDonald’s utilise du café et du lait «bio»
!
Le cahier des charges de l’agriculture "bio" interdit
le recours aux OGM, que les aliments soient destinés à
la consommation humaine ou animale.
Contrairement à l’agriculture industrielle, l’agriculture
biologique moderne ne se développe pas au détriment de
l’environnement. Elle se base sur une gestion saine des ressources
locales, plutôt que sur des intrants artificiels. En Allemagne,
certaines sociétés de distribution d’eau se sont
rendu compte qu’il était moins cher d’aider les agriculteurs
à se convertir à l’agriculture biologique que de
remédier à la pollution des eaux due aux exploitations
agricoles industrielles.
Si les aliments "bio" sont aujourd’hui plus chers que
ceux issus de l’agriculture industrielle, c’est que les
coûts cachés de cette dernière ne sont pas pris
en compte. Si des éléments comme la pollution de l’air
et l’eau, l’érosion des sols et le coût des
soins de santé étaient inclus, le prix des produits «bio»
serait équivalent, voire inférieur. La crise de la "vache
folle" a coûté au contribuable britannique plus de
4 milliards de livres, soit plus de 200 livres par ménage , ainsi
que 37 000 emplois.
L’agriculture biologique moderne favorise également l’emploi,
puisque qu’elle recourt à davantage de main-d’œuvre
(entre 10 et 30% en plus).
Les systèmes de production "bio" sont loin d’avoir
atteint leurs rendements maximaux vu le manque d’investissement
des autorités, notamment en matière de subventions à
la recherche. Une étude récente publiée dans Nature
montre que, sur une période de 10 ans, la différence de
rendements entre des champs de maïs "bio" et industriels
était d’à peine 10%. Néanmoins, le système
"bio" présentait des avantages significatifs à
long terme (augmentation de la fertilité du sol, moindre impact
environnemental)
L’agriculture biologique et les cultures transgéniques
sont incompatibles. Les champs "bio" peuvent être contaminés
par des plantes transgéniques voisines (voir ci-dessus).
L’utilisation de plantes transgéniques produisant la toxine
Bt constitue en outre une déclaration de guerre contre l’agriculture
"bio". L’apparition d’insectes résistants
à la toxine Bt, un des seuls pesticides (naturels) utilisés
en applications occasionnelles (spécialement lors d’infestations
sérieuses) dans l’agriculture biologique, rendra en effet
tout traitement inefficace.
Si nous voulons que le "bio"
ait un futur, c’est maintenant qu’il faut refuser les OGM
!
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