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c. Développement de résistances.

Le développement de résistances à un herbicide peut transformer des mauvaises herbes en "super nuisances" impossibles à contrôler sans l’application massive de produits chimiques de plus en plus puissants. Un rapport de scientifiques nord-américains indique, par exemple, l’apparition de souches de prêle résistantes au glyphosate .

La firme Monsanto elle-même a admis que ce phénomène de résistance est "une chose très réelle" et que d’autres herbicides devront être utilisés . Elle vient d’ailleurs de prendre un brevet sur l’utilisation de mélanges de glyphosate et d’autres herbicides ayant un mode d’action différent .

Une autre catégorie de plantes transgéniques consiste en celles qui ont été manipulées pour résister à des insectes. Un exemple est la variété de maïs développée par Novartis pour se protéger de la pyrale. Par insertion d’une version synthétique d’un gène de la bactérie Bacillus Thuringiensis (Bt), que l’on trouve naturellement dans le sol, la plante produit ses propres toxines Bt.

Comme cette toxine est exprimée en permanence dans toutes les parties de la plante, des feuilles aux racines, et que ce type de maïs est cultivé sur des millions d’hectares (en 1999, environ 35% des champs de maïs des États-Unis), les insectes nuisibles qui y sont exposés risquent de développer rapidement des souches de résistance.

Une résistance à la toxine Bt a déjà été observée pour certaines populations d’insectes et l’Agence de Protection de l’Environnement (EPA) des États-Unis a prédit que la plupart des insectes cibles deviendraient résistants d’ici 3 à 5 ans seulement , rendant inefficace un des seuls pesticides (naturels) utilisés en applications occasionnelles dans l’agriculture biologique.

Une étude conjointe du département de Biologie de l’Université de New York et de l’Institut Vénézuélien d’Études Scientifiques, publiée dans la revue Nature , montre que la toxine Bt peut se retrouver dans la rhizosphère du sol via les racines et y rester active pendant au moins sept mois. Les effets sur les communautés du sol sont inconnus. La toxine Bt présente dans la rhizosphère pourrait améliorer le contrôle des insectes nuisibles ou au contraire encourager la sélection d’insectes cibles résistant à la toxine.
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