Opinion: BelgoBiotech
 
News
Contact
Lexique
FAQ
Opinions
Résultats de    test
Liens utiles
 

La recherche biotechnologique au service de l’agriculture.
On accuse souvent l’industrie de la biotechnologie de ne s’occuper que des " grands " végétaux tels que le grain, le soja, le maïs et le coton, et non des plantes locales qui nourrissent le tiers monde. Ceci est vrai en partie. Mais pourquoi est-ce ainsi ? Les raisons sont entre autres l’augmentation continue des coûts de la recherche et de l’enregistrement ainsi que des législations et réglementations de plus en plus exigeantes. Le coût du développement, de l’évaluation et de l’enregistrement d’une nouvelle plante peut aujourd’hui facilement dépasser les 20 millions d’euros. De plus, ces coûts sont rentabilisés de plus en plus lentement dans un marché incertain pour les OGM, puisqu’une période de minimum 10 ans s’écoule entre la création d’un nouvel organisme transgénique et sa mise sur le marché. A cause d’un moratoire de facto, il est interdit, depuis 1998, de commercialiser un nouveau produit en Europe. Douze applications attendent ainsi une approbation basée sur l’avis favorable d’experts européens.

L’attaque radicale de certaines organisations - avec l’aide de certains médias- à l’encontre de certains projets ou produits uniquement basée sur le fait qu’ils sont créés à l’aide de techniques biotechnologiques, ne peut être favorable à un débat serein. L’agression d’un scientifique intègre parce qu’il a participé au développement de ce que l’on appelle le "golden rice" (riz enrichi avec le gène de la procarotène, la substance de base de la fabrication de la vitamine A dans notre corps) en est un bel exemple. La culture de ce riz pourrait pourtant contribuer à la diminution d’une carence en vitamine A dans les pays du tiers monde ; carence qui entraîne aujourd’hui la cécité et bien d’autres affections des yeux. Le riz transgénique pourrait être un apport bienvenu là où les sources de vitamines A ne sont pas suffisantes.

Pourquoi ne pas rester ouvert à l’innovation ?
Peut-on se permettre de négliger à chaque fois les possibilités que nous offre la biotechnologie, uniquement parce qu’elle serait une technologie moderne de l’ouest?
Utiliser ces raisons pour exclure d’office la biotechnologie comme l’une des techniques possibles qui peut apporter une solution à un certain nombre de problèmes est hypocrite et éthiquement injustifiable. Ceci est également confirmé dans les rapports de la FAO (l’organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture) ou de l’UNDP (Programme des Nations Unies pour le Développement). Il est donc temps de nous éloigner de ce préjugé anti-technologie!

 retour aux opinions