| Moratoire
de l'UE et législation en matière d'OGM
Depuis 1990 (directive 90/220/EEC), l’UE autorise la dissémination
dans l’environnement de 18 OGM différents mais,
pour le moment, seules deux sortes de plantes transgéniques
sont autorisées dans les produits alimentaires :
une variété de maïs et une variété
de soja.
Le maïs transgénique n’est réellement
cultivé dans certains pays de l’UE qu’à
très petite échelle. La plupart du temps, les
plantes transgéniques sont cultivées dans des
champs d’expérimentation.
En 1997, une nouvelle législation-cadre relative aux
Novel Foods (Nouveaux aliments) est entrée en vigueur
dans l’UE. Les Nouveaux aliments sont des aliments auxquels
quelque chose de nouveau a été ajouté.
Les OGM et les produits dérivés des OGM tels que
des pâtes, du ketchup, des chips fabriqués à
base de maïs génétiquement modifié…
qui arrivent depuis sur le marché sont par définition
des Nouveaux aliments et doivent donc respecter cette législation.
Sous la pression des consommateurs de certains pays de l’UE,
il existe depuis 1998 un moratoire de fait dans l’UE :
chaque nouvelle autorisation concernant les OGM était
systématiquement bloquée tant que la Commission
européenne ne proposait pas une législation sur
la traçabilité et l’étiquetage des
produits contenant des OGM et des dérivés d’OGM.
À la base de ce moratoire, on trouve le principe selon
lequel le consommateur doit pouvoir choisir en toutes circonstances
et en connaissance de cause entre des aliments fabriqués
avec ou sans ingrédients transgéniques.
La directive 2001/18, qui entre en vigueur le 17 octobre 2002,
renforce la réglementation en place depuis 1990 sur le
plan de l’évaluation des risques et du processus
décisionnel relatif à l’autorisation d’utiliser
des semences OGM.
Elle réglemente entre autres l’autorisation de
dissémination ou la dissémination volontaire d’OGM
dans l’environnement. Avant qu’un OGM ne soit autorisé
sur le marché, il doit franchir une procédure
d’autorisation étape par étape. Un dossier
sur l’évaluation des risques pour la santé
humaine et pour l’environnement doit être présenté
à chaque étape.
La législation de l’UE a trait également
au devoir d’information et comporte des règles
générales relatives à l’étiquetage
et à la traçabilité.
Depuis 1997, la présence d’OGM doit être
obligatoirement indiquée sur l’étiquette
: le règlement sur les Nouveaux produits exige, en effet,
l’étiquetage des aliments et des ingrédients
contenant des OGM. Depuis avril 2000, cette mention n’était
plus obligatoire qu’en cas de présence de plus
de 1 % d’OGM dans l’ingrédient utilisé.
On voulait de la sorte tenir compte du fait qu'il n'est pas
possible de garantir l'absence totale d'OGM même dans
le matériel génétique des aliments traditionnels.
Une nouvelle proposition a été introduite ramenant
ce pourcentage à 0,5 %.
Jusqu’à présent, l’étiquetage
n’était obligatoire que pour les produits contenant
encore de l’ADN ou des protéines d’OGM. Une
nouvelle proposition de loi a été introduite en
vue d’obliger également l’étiquetage
des dérivés d’OGM. Il peut s’agir
de produits dans lesquels, du fait de la transformation ou du
processus de production, l’ADN n’est plus forcément
présent, comme par exemple l’huile de soja.
Vous trouverez davantage d’informations
à ce propos sur le site de l’Union européenne
:
http://europa.eu.int/comm/food/fs/gmo/gmo_index_en.html
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