Opinions: Conseur
 
News
Contact
Lexique
FAQ
Opinions
Résultats
   de test
Liens utiles
 
II. PROJET DE POSITION COMMUNE.

1. Comme pour toute application technologique, nous ne sommes à priori ni pour ni contre tout "progrès". Mais il doit s'accompagner des règles sauvegardant les droits du consommateur.

2. Bien utilisée et bien contrôlée, la biotechnologie appliquée à l'agroalimentaire peut éventuellement présenter des avantages. Elle ne peut néanmoins, selon nous, être acceptée et appliquée que si la preuve scientifique est établie qu'elle apporte des avantages substantiels mesurables en termes de qualité des produits, d'impact positif pour l'environnement, d'effet économique.

3. Les procédures et le traitement de demande d'agréation doivent être gérés par des experts réellement indépendants. Aucune agréation ne peut être globale, chaque cas devant faire l'objet d'une analyse spécifique. En cas de doute raisonnable, réaliste et argumenté, le principe de précaution doit être d'application.

4. Le contrôle et le suivi systématique de telles éventuelles autorisations doit également être assurés par des autorités scientifiques compétentes, indépendantes et œuvrant en toute transparence.

5. La gestion par les pouvoirs publics (agréation, contrôle) doit dépasser le seul niveau national et faire l'objet de décisions communes et harmonisées au niveau européen et international.

6. Une structure de bio vigilance (au niveau européen) doit être mise en place. Elle doit suivre et évaluer, en permanence, toute dissémination éventuelle d'OGM dans l'environnement et les effets possibles en matière de santé humaine, animale et environnementale.

7. La gestion de cette matière ne doit pas concerner exclusivement les denrées alimentaires destinées à la consommation humaine mais également les semences, ingrédients et aliments destinés aux animaux.

8. La responsabilité, en cas de dommages futurs et imprévisibles au moment de l'agréation, doit incomber aux seuls producteurs et ce sans limitation dans le temps.

9. Le consommateur doit pouvoir disposer de l'information utile lui garantissant la liberté de choix et lui permettant, en toute connaissance de cause, de prendre les décisions qu'il estime justifiées pour lui-même.

10. Un étiquetage transparent, utilisable et vérifiable est une condition indispensable à toute éventuelle agréation.

11. Même si nous sommes conscients que la tolérance zéro pour l'étiquetage des OGM est actuellement difficilement applicable dans les faits, cette réalité démontre le manque de maîtrise évident du suivi de cette technologie. Producteurs et pouvoirs publics doivent assurer une traçabilité totale d'un bout à l'autre de la chaîne d'aliments, matières premières, etc renfermant ou issus d'OGM.

12. Toute modification mesurable de composition (nutritionnelle, etc) d'un aliment consécutive à l'utilisation d'OGM doit être clairement mentionnée dans l'étiquetage.

13. Nous sommes opposés à tout étiquetage contenant des formules dubitatives telles que "peut contenir des OGM". De même, nous sommes opposés à des mentions "sans OGM".
 retour aux opinions